Les crises existentielles sont de tout les niveaux...et l'art n'y échappe pas. Que faire lorsque, depuis belle lurette, tout semble avoir été fait? Comment se tenir debout aux côtés de géants qui ont marqué de façon durable l'histoire cinématographique à coup d'œuvres puissantes et inspirantes? 3 ans de ma vie se sont écoulés à étudier activement "mon" domaine et "mon" art. Si je voulais, je pourrais passer ma vie à le faire, les ressources et les petits bijoux à découvrir ne manquent pas.
On se retrouve devant un choix, une dualité. Apprécier, étudier, ou tout simplement le faire. Nous pourrions simplifier le tout : actif VS passif. Se délecter devant le plat ultime ou s'y prendre de travers, manipuler les ingrédients crus (malgré le dégout que cela peut nous inspirer) et tenter de faire quelque chose.
De mon côté, le choix est fait sans même qu'il m'ait consulté. Je n'aime pas la complaisance, et apprécier le temps d'une vie...c'est, selon moi, passer à côté de l'existence même. Se faire mal et recommencer certes, mais dans le but d'obtenir un certain sentiment d'accomplissement. De ses pairs...possiblement un jour; de soi-même, assurément. Comment le faire? En rendant hommage...
A tribute called life, c'est le premier scénario que j'ai tenté d'écrire. Une sorte d'auto-biographie sur quelqu'un qui reconnait se baigner dans un univers regorgeant de chefs-d'œuvre et qui se sent obligé d'agir. J'ai seulement pu pondre une page, et elle n'est pas si bonne que ça. Il faut croire que ce n'est pas en commençant mon parcours que je pourrai pleinement exprimer le constat que je tentais de faire, ce sera qu'à la fin. À savoir si, à défaut d'avoir été unique (c'est difficile de nos jours!), j'aurai su au moins plaire et justifier les géants qui m'ont précédé et qui me suivront.
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