Voici un
échantillon des bandes-annonces qui ont retenu mon attention lors de
l'hibernation hivernale.
Gosling devient, peu à peu, le Pitt de sa génération (je l’aime, moi!),
en sélectionnant ses films pour leur potentiel artistique et expressif plutôt
que pour leur potentiel monétaire (on lui pardonnera Gangster Squad). Ce coup-ci, il se réassocie avec Derek Cianfrance,
duo qui nous aura donné Blue Valentine
quelques années plus tôt, pour nous offrir une autre palette de son, celui d’un
jeune malfrat tatoué aux intentions soudainement nobles. Ce que je retiens,
c’est la densité que les personnages semblent dévoiler. Le truand campé par
Gosling, malgré son allure de néonazi, semble nous réserver quelques moments
attendrissants et le personnage de Bradley Cooper m’interpelle
particulièrement. Il semble camper un policier à la confiance et la conscience
fragile, contrepoint intéressant aux figures moralisatrices que représentent
normalement les forces de l’ordre au cinéma. Bref, un film qui oscille entre le
drame policier et une certaine quête identitaire; des thèmes qui, entre bonnes
mains, deviennent bien nourrissants.
Stoker
Première production américaine de Chan-Wook Park, Stoker ne
semble pas déroger du style du réalisateur de la trilogie de la vengeance. Au
menu : tensions sexuelles (à la limite de la pédophilie, et clairement
au-delà de l’inceste), rages meurtrières (et banalisés) et drames familiaux,
thèmes de prédilection pour Chan-Wook Park qui semblent être, encore une fois, desservi
par un style esthétique extrêmement marqué. Voilà un package deal qui est
maintenant devenu sa marque de commerce, et dont on ne pourrait se passer. Seule
différence notable, les personnages du ménage à trois familial qui semblent
glacials et intrigants, alors qu’on avait l’habitude de sympathiser avec nos
vengeurs sud-coréens. Rien de négatif là-dessus, car les prestations des
acteurs devraient livrer la marchandise (même Matthew Goode!)
Trance
Il est difficile de s’habituer à la filmographie de Danny Boyle. Chacune
de ses offrandes semble se différencier au niveau de l’histoire et des thèmes
véhiculés et pourtant, nous pouvons malgré tout y dessiner un certain lien,
notamment au niveau du dévoilement de ses récits, car ils sont rarement
conventionnels. C’est ce noyau commun qui ressort de Trance, thriller
policier qui joue sur la mémoire/perte de mémoire du protagoniste afin de nous
offrir un film aux ambitions plus sombres, me remémorant du vieux Dan de Trainspotting
et 28 days later. Ce genre du film « mémoriel » peut devenir
un fiasco entre des mains malhabiles, mais je pense que Boyle a déjà prouvé
qu’il pouvait manipuler le tout avec aise. C’est du moins ce que nous laisse
présager la bande-annonce avec ces personnages tordus et ses couleurs contrastées
et criardes. En bonus : Mc Avoy, Cassel et Dawson; bref, du vrai bonbon!
Le nouveau Boyle ne me retrousse pas le poil, mais sincèrement Stoker et The Place vont être des évènements cinés de cette année. En tout cas, je crois...
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